Macronest un narcissique radical, imbu dâun amour de soi trouvant son sommet dans le mĂ©pris de tous ceux qui nâauraient pas atteint le niveau de lâoligarchie qui est le sien.
[ndlr] Annonce de la nouvelle exposition du Service historique de la DĂ©fense Vincennes sur lâIndochine coloniale. Du 13 novembre 2017 au 10 fĂ©vrier 2018 A peine un siĂšcle, câest le temps Ă©coulĂ© entre les premiĂšres opĂ©rations de la conquĂȘte, et le retrait des derniĂšres forces françaises du Sud-Vietnam. Entre ces deux dates la France installe, puis perd sa domination sur les territoires des rĂ©publiques actuelles du Vietnam, du Cambodge et du Laos. La Marine française joua dans cette aventure un rĂŽle important, dâabord parce quâelle fut le principal artisan de la conquĂȘte et du gouvernement des premiĂšres implantations ; ensuite parce que le ministĂšre de la Marine fut Ă©galement longtemps celui des Colonies. LâIndochine parue Ă ce point son domaine rĂ©servĂ© quâon parla longtemps de lâIndochine des amiraux ». Le Service historique de la DĂ©fense et lâinstitut de recherche IrAsia se proposent dâĂ©voquer le rapport trĂšs particulier entre la Marine et la perle de lâempire » Ă travers une prĂ©sentation dâarchives, dâimages et dâobjets conservĂ©s dans les collections et fonds dâarchives du SHD. EntrĂ©e gratuite. Des visites guidĂ©es seront proposĂ©es. Commissaires dâexposition Cyril Canet SHD/CHA, Vincennes, Quoc-Thanh Nguyen IRASIA Partenaire IrAsia LâunitĂ© mixte de recherche IrAsia est nĂ©e le 1er janvier 2012 de la fusion de lâIRSEA, Institut de Recherche sur le Sud-Est Asiatique », avec lâĂ©quipe LEO2T, LittĂ©ratures dâExtrĂȘme-Orient, Textes et Traduction ». LâunitĂ© regroupe des chercheurs du CNRS et des enseignants-chercheurs de lâuniversitĂ© dâAix-Marseille AMU au sein de la Maison Asie-Pacifique MAP installĂ©e sur le campus Saint-Charles de Marseille. Service historique de la DĂ©fense â ChĂąteau de Vincennes â Avenue de Paris â 94306 Vincennes Cedex. MĂ©tro ChĂąteau de Vincennes Pavillon du roi, 1er Ă©tage, salles dâexposition. Lundi 13h00-17h00 Mardi au jeudi 9h00-17h00 Vendredi 9h00-16h00 Samedi 9h30-15h00 Fermeture les dimanches et les jours fĂ©riĂ©s Source SHD Navigation des articles La dĂ©colonisation et la guerre vĂ©cues par les populations du ViĂȘt-Nam, du Laos et du Cambodge
LesconquĂ©rants Comme un vol de gerfauts hors du charnier natal, FatiguĂ©s de porter leurs misĂšres hautaines, De Palos de Moguer, routiers et capitaines Partaient, ivres d'un rĂȘve hĂ©roĂŻque et brutal. Ils allaient conquĂ©rir le fabuleux mĂ©tal Que Cipango mĂ»rit dans ses mines lointaines
Comme un vol de gerfauts hors du charnier natal, fatiguĂ©s de porter leurs misĂšres hautaines, de Palos de Moguer, routiers et capitaines partaient, ivres d'un rĂȘve hĂ©roĂŻque et brutal⊠» Le poĂšme de JosĂ©-Maria de Heredia en dit long de la fascination que nâen finissent pas dâexercer les grands explorateurs. Le 20 septembre 1519, la flotte de Magellan hissait la voile et quittait lâEspagne la Trinidad, le San Antonio, la Concepcion, le Santiago et la Victoria. Cinq caraques de moins de 30 mĂštres de long, quâon a du mal aujourdâhui Ă imaginer affronter les flots rugissants du cap Horn. Il en fallait du courage, Ă Magellan et Ă ses hommes, pour explorer des routes maritimes jamais empruntĂ©es avant eux. Ils connaĂźtront tout maladies, tempĂȘtes, batailles, mutineries⊠et ne seront que 35 quelques annĂ©es plus tard Ă rentrer Ă SĂ©ville. Mais ce qui va nous intĂ©resser ce soir, câest le dĂ©but de lâhistoire. Comment le rĂȘve hĂ©roĂŻque » de Magellan est devenu rĂ©alitĂ©. L 'invitĂ© de StĂ©phanie Duncan est Michel Chandeigne, Ă©diteur et auteur, spĂ©cialiste du Portugal, de sa littĂ©rature et son histoire. La fictionLe Serment de Magellan, une fiction de Sarah Farkas Avec les voix de Magellan Christophe Brault BĂ©atrice Ălodie Colin Alvarez Aymeric Lecerf Faleiro AurĂ©lien Osinski Diego Philippe Duclos Aranda Philippe Loffredo Le policier Yann Sundberg Le tavernier Christophe Laubion Et l'Ă©quipe de rĂ©alisation Bertrand de Roffignac et Tibor Radvanyi Prise de son, montage, mixage Antoine Viossat, Victoria Aspert et Jehan-Richard Dufour Bruitages Bertrand Amiel Assistant Ă la rĂ©alisation Pablo Valero RĂ©alisation Baptiste Guiton Les LivresIdĂ©es reçues sur les Grandes DĂ©couvertes XVe-XVIe siĂšcles - Michel Chandeigne, Jean-Paul Duviols - paru aux Ă©ditions Le Cavalier Bleu. Longtemps rĂ©duites Ă celle du Nouveau Monde en 1492, les Grandes DĂ©couvertes furent beaucoup plus vastes et mobilisĂšrent non seulement l'Espagne et le Portugal, mais aussi marins, savants, banquiers et missionnaires de toute l'Europe. En moins de cent ans, le monde connu dĂ©cupla, un ocĂ©an et un continent furent dĂ©couverts et, peu ou prou, l'espace fini tel que nous le connaissons aujourd'hui. Comme tous les grands Ă©vĂ©nements, les mythes empiĂštent sur les faits. De l'Ă©cole de Sagres d'Henri le Navigateur au tour du monde de Magellan, de lâĆuf de Colomb aux bateaux en feu de CortĂšs et Ă la route des Indes de Vasco de Gama, ce livre recense et analyse les idĂ©es reçues les plus rĂ©pandues sur les Grandes DĂ©couvertes. Les Ă©ditions Michel Chandeigne Michel Chandeigne est libraire, Ă©diteur et confĂ©rencier, spĂ©cialiste des pays lusophones et de lâhistoire des Grandes DĂ©couvertes. Il est devenu typographe en 1981 prix GLM en 1982, puis a dĂ©couvert le Portugal et la culture portugaise en 1982-1984, quand il a Ă©tĂ© nommĂ© professeur de Biologie au LycĂ©e français de Lisbonne. Ă son retour, il installe ses presses dans lâarriĂšre-boutique de la Librairie Portugaise et BrĂ©silienne quâil fonde en 1986 rue Tournefort. En 1992 il crĂ©e les Ă©ditions Chandeigne avec Anne Lima, qui les dirige depuis lors. En 2012, la librairie dĂ©mĂ©nage prĂšs du PanthĂ©on, place de lâEstrapade. Sous son nom, il a dirigĂ© plusieurs ouvrages aux Ă©ditions Autrement Lisbonne, les DĂ©couvertes, Goa et signĂ© â ou co-signĂ© â une quarantaine de traductions de poĂ©sie portugaise Fernando Pessoa, Nuno JĂșdice, AntĂłnio Ramos Rosa, EugĂ©nio de Andrade, etcâŠ, chez Gallimard, Christian Bourgois, Ă La DiffĂ©rence, LâEscampette, Lettres Vives, etc. Sous le pseudonyme de Xavier de Castro, il a rĂ©alisĂ© une dizaine dâouvrages aux Ă©ditions Chandeigne, dont un monumental Voyage de Magellan 1519-1522 qui rassemble et confronte pour la premiĂšre fois tous les tĂ©moignages directs sur lâexpĂ©dition et fait aujourdâhui rĂ©fĂ©rence dans le monde. Magellan - par Stefan Zweig, paru aux Ă©ditions Grasset. La musiqueJack WHITE - City Lights Pour en savoir plus sur l'Europe au temps des explorateurs, vous pouvez lire la publication Quand lâEurope dĂ©couvrait le monde avec Magellan.
Commeun vol de gerfauts hors du charnier natal. FatiguĂ©s de porter leurs misĂšres hautaines, De Palos de Moguer, routiers et capitaines . Partaient, ivres d'un rĂȘve hĂ©roĂŻque et brutal.
Ce blog est personnel, la rĂ©daction nâest pas Ă lâorigine de ses contenus. Jâai un ami qui mâa demandĂ©, il y a trois ans, de faire son Ă©loge funĂšbre. De son vivant, Ă©videmment ! Il partait du principe bien Ă©tabli que lâon ne nous trouve jamais autant de qualitĂ© que lorsquâon est mort !Allez les vers !Et donc, Ă lâoccasion dâune somptueuse bringue que nous fĂźmes au siĂšge de la Commune Libre de Bandol, jâai tissĂ© Ă cet ami un costard dithyrambique Ă faire rire et pleurer toute la population de la Puis nous avons bu jusquâĂ plus soif de ces superbes crus oĂč le mourvĂšdre trouve sa plus belle expression⊠Mon ami n'en est pas mort !Pour vous dire que depuis hier, les ondes Ă bourrage de crĂąne, les lucarnes Ă dĂ©cerveler, les feuilles Ă mensonges dĂ©goulinent littĂ©ralement de belles et bonnes paroles encensant le citoyen Seguin Philippe. Il y en a de sincĂšres, comme celles de Fillon et de Guenaud ; mais il en est dâautres qui suscitent un sourire sarcastique, comme celles de papet Chirac, lui qui a larguĂ© Seguin â qui lâavait fait gagner â en lui prĂ©fĂ©rant JuppĂ© Ă Matignon ; et il y en a qui font franchement se tordre, ou qui donnent envie de dĂ©gueuler tant elles puent le cynisme celle du Grande Laxatif de lâElysĂ©e, Microlax 1er !Sâil en est un qui a dĂ» franchement rigoler, qui a dĂ» sabler le coca, qui a dĂ» respirer un peu mieux, câest lui ! Parce que le Flamboyant Emmerdeur quâĂ©tait le premier prĂ©sident de la Cour des Comptes ne lui faisait pas de cadeau au Plus Grand Nain du Monde coĂ»t de la prĂ©sidence française de l'Union EuropĂ©enne, affaire des sondages de l'ElysĂ©e, sommet de l'Union pour la MĂ©diterranĂ©e, qui a jetĂ© par les fenĂȘtres 1 072 437 euros pour 200 personnes, soit euros par invitĂ© », stupiditĂ© de la baisse de la TVA dans la restauration, contrĂŽle des dĂ©penses de l'ElysĂ©e, envolĂ©e des dĂ©ficits publics, etc., etc..Le superbe bouledogue Ă grande gueule quâĂ©tait Seguin, je lâapprĂ©ciais, bien quâĂ©tant Ă mille lieux de son bord. Parce quâil Ă©tait HONNĂTE. Une qualitĂ© si anachronique dans le mundillo politico Ă©conomique actuelâŠComme disait le Tonitruant TDC TVM tous des cons, tout va mal »A diable Philippe. Je vais boire Ă ta mĂ©moire !
HuilĂ©scomme les mĂ©canismes dâune montre de prĂ©cision dont ils ont le secret de fabrication, les douaniers de lâaĂ©roport de GenĂšve-Cointrin, redoutant que ce vol faucon gerfaut hors du charnier natal ne sâapparente Ă un flux migratoire dĂ©guisĂ© en quĂȘteurs dâasile, se montreront un tantinet lĂ©galistes, soumettant Ă la question lâimposante dĂ©lĂ©gation syrienne.
Vocabulaire CHARNIĂRE, substantif fĂ©minin. ? charni?res ? l'une de ses extr?mit?s sur un bateau-tourillon J. BOURDE, Les Travaux publics, tome 2, 1929, page 297 . 4. Emplois techniques. a ANATOMIE. Articulation, r?gion articulaire. La charni?re du pouce. La charni?re atlas-axis Encyclop?die m?dicale Dictionnaire encyclop?dique Quillet - Nouvelle encyclop?die pratique de m?decine et d'hygi?ne SOUS LA DIRECTION DE MAURICE GAUCHER, 1965; la charni?re lombo-sacr?e Larousse m?dical illustr? tome 1 1971? ? 2. Toutes les charni?re... PĂ©riode charniĂšre de l'histoire du monde, la rĂ©volution industrielle inaugura fabriques d'un pays qui, par ailleurs, manquait de bois, tandis que s'amĂ©lioraient les procĂ©dĂ©s mĂ©tallurgiques. Mais il fallut attendre le XIX e siĂšcle pour mesurer les rĂ©sultats de ces progrĂšs techniques ; c'est en fait l'industrie textile qui fut Ă l'origine de la rĂ©ussite anglaise. Au dĂ©but du XVIII e siĂšcle, les filateurs anglais avaient des difficultĂ©s Ă satisfaire les besoins croissants des tisserands en fil. L'usage gĂ©nĂ©ralisĂ© de la navette volante inventĂ©e en 1763 accrut encor... Ă l'extrĂ©mitĂ© occidentale de l'Eurasie, la France occupe une position charniĂšre entre l'Europe du Nord et l'Europe du Sud. GĂ©ographie Les conditions naturelles Ni le relief, ni les sols, ni les conditions climatiques n'ont Ă©tĂ© des obstacles au peuplement et au dĂ©veloppement Ă©conomique. La France n'a certes pas de climat qui permette plusieurs rĂ©coltes par an, ni de delta particuliĂšrement fertile, mais elle ne connaĂźt aucun facteur physique trop contraignant, n'est pas affectĂ©e d'une grande probabilitĂ© de risques naturels majeurs, et bĂ©nĂ©ficie par ailleurs d'une grande diversitĂ© de terroirs. L'Ă©volution gĂ©olog... Vocabulaire CHARNIER1, substantif masculin. tombeau ... ce sombre charnier o? son fr?re dormirait son ?ternel sommeil ?L?MIR BOURGES, Le Cr?puscule des dieux, 1884, page 287 . ? Par extension. 1. Galerie couverte entourant certains cimeti?res et servant autrefois d'ossuaire. La grand' danse macabre ... fr?quemment peinte ... aux murs des charniers ANATOLE-FRAN?OIS THIBAULT, DIT ANATOLE FRANCE, Po?sies, Idylles et l?gendes, 1896, page 108 ? 2.... il est d?sert d?sormais, cet a?tre Saint-Maclou, ce champ des morts si paisib... Ă la charniĂšre entre l'Europe occidentale et centrale, entre l'Europe du Nord et la MĂ©diterranĂ©e, ce petit pays montagnard est maĂźtre des voies de passage internationales Ă travers le Jura et les Alpes. Ă l'accumulation des matĂ©riaux morainiques. Les cours d'eau s'Ă©coulent vers le sillon qui longe le Jura ; barrĂ©s par des moraines, ils forment de grands lacs lacs LĂ©man, de NeuchĂątel, de Bienne, de Zurich, de Constance. Cette rĂ©gion est la plus riche et la plus peuplĂ©e du pays. Au sud, les Alpes occupent les trois cinquiĂšmes du territoire et renferment le cĆur historique du pays, qualifiĂ© de rĂ©duit alpin ». Le sillon tracĂ© par le RhĂŽne Valais et le Rhin sĂ©pare deux sĂ©ries de massifs cris... Ătat du Maghreb, Ă la charniĂšre de la MĂ©diterranĂ©e occidentale et orientale, montagneux et arrosĂ© au nord, steppique au centre et sahĂ©lien au sud, la Tunisie s'ouvre sur un littoral dynamique, qui concentre les villes et les activitĂ©s industrielles et touristiques. Les livres Tunisie - un aspect du Sud tunisien, page 5307, volume 10 Ă©rosion - paysage dĂ©sertique dans le sud de la Tunisie, page 1698, volume 3 Les aspects humains. La population, trĂšs homogĂšne, est en majoritĂ© arabe et son unitĂ© linguistique et religieuse est trĂšs forte elle parle l'arabe la communautĂ© berbĂ©rophone reprĂ©sente Ă peine 1 % de la population et pratique l'islÄm sunnite. MalgrĂ© de rĂ©els succĂšs dans la limitation des naissances, cette population, qui est majoritairement urb... 1973 CHARNIĂRE ĂCONOMIQUE en 1974-1975. Une reconversion accĂ©lĂ©rĂ©e vers d'autres sources d'Ă©nergie est engagĂ©e ftats-Unis Federal Energy Office. 3. Les remous commerciaux et monĂ©taires s'amplifient. âą La dĂ©valuation de 10 % du dollar fĂ©vrier marque la volontĂ© amĂ©ricaine de relever le dĂ©fi de la concurrence japonaise et europĂ©enne toujours menaçantes malgrĂ© la dĂ©valuation rĂ©cente de la devise amĂ©ricaine en 1971. âą Le flottement gĂ©nĂ©ralisĂ© des monnaies mars provoque... 1943 dĂ©couverte du charnier de Katyn Photographie CHARNIERS LES â Sedan. rĂ©sumĂ© & analyse Grand peigne Il Ă©chappe en se propulsant charniĂšre en avant. Article de presse La dĂ©couverte du charnier de Katyn Tortue Ă dos articulĂ© des savanes Sa carapace est munie d'une charniĂšre mobile. Le Ventre de Paris avait laissees le matin, lui parurent un vaste ossuaire, un lieu de mort ou ne trainait que le cadavre des etres, un charnier de puanteur et de decomposition. ÂPour sur, dit-il, Cain etait un Gras et Abel un Maigre. Depuis le premier meurtre, ce sont toujours les grosses faims qui ont suce le sang des petits mangeurs... C'est une continuelle ripaille, du plus faible au plus fort, chacun avalant son voisin et se trouvant avale a son tour... Voyez-vous, mon brave, defiez-vous des Gras. Il se tut un instant, suivant toujours des yeux leurs deux ombres que le soleil couchant allongeait davantage. Et il murmura ÂNous sommes des Maigres, nous autres, vous... Maximilien Ier, empereur 1459-1519 Fils de l'empereur FrĂ©dĂ©ric III Habsbourg de Styrie et d'ĂlĂ©onore de Portugal, Maximilien Ier fut l'une des figures les plus caractĂ©ristiques d'une Ă©poque de transition, Ă la charniĂšre du Moyen age et des temps modernes. nouvelles de capitalisme. Imaginatif, cultivĂ©, intĂ©ressĂ© Ă la fois par les horoscopes, la science militaire, les collections d'armes, de livres, de tableaux, de pierres prĂ©cieuses, il dirigea la composition d'ouvrages de chevalerie et de politique dont le Roi blanc Weiss König qui prĂ©sentait sa propre image idĂ©alisĂ©e. PrĂ©sidant aux destinĂ©es de l'Empire, administrant ses domaines personnels l'Autriche avec parfois plus de sagesse que de succĂšs, donnant les conseils de l'expĂ©rience Ă ses enfa... Ă 3 km au sud de Prades Plus d 'un millĂ©naire de culture catalane Tout prĂšs de Prades, dans la vallĂ©e du Lliscou, Ă la charniĂšre des plaines du Roussillon et des contreforts des PyrĂ©nĂ©es, l'abbaye de Saint-Michelde-Cuxa Ă©lĂšve vers le ciel son admirable clocher roman. pĂ©riodiques presse. Le XIX e siĂšcle marque lâentrĂ©e dans lâĂšre de la politisation, de la diffusion de masse de titres populaires, et lâamorce dâune spĂ©cialisation. 3. 1 Dans le monde anglo-saxon Les revues mensuelles et trimestrielles dâopinion comportant des articles d'auteurs Ă©minents et d'hommes politiques apparaissent en Grande-Bretagne au tournant des XVIII e et XIX e siĂšcles. Deux d'entre elles se rendent cĂ©lĂšbres le titre libĂ©ral The Edinburgh Review 1802-1929 et The Blackwood's Edinburgh Magazi... Ăthiopie 1992-1993 Les Ă©lections rĂ©gionales de juin 1992 ont constituĂ© une date charniĂšre dans la construction d'un nouveau systĂšme politique... Ăthiopie 1992-1993 Les Ă©lections rĂ©gionales de juin 1992 ont constituĂ© une date charniĂšre dans la construction d'un nouveau systĂšme politique en Ăthiopie, prĂšs d'un an aprĂšs la confĂ©rence nationale d'Addis-Abeba et deux ans aprĂšs la chute du rĂ©gime de Mengistu HaĂŻlĂ© Mariam, fin mai 1991. Elles illustraient Ă©galement les contradictions du rĂ©gime de MĂ©les Zenawi qui a multipliĂ© les dĂ©clarations sur la dĂ©mocratie tout en s'efforçant de contrĂŽler des zones clĂ©s du pays, grĂące Ă des organisations sa... Article encyclopĂ©dique LE BRĂSIL AU XXe SIĂCLE ĂvĂ©nement charniĂšre de lâhistoire du BrĂ©sil, lâabolition de lâesclavage, en 1888, prĂ©cipite ce... Article encyclopĂ©dique LE BRĂSIL AU XXe SIĂCLE ĂvĂ©nement charniĂšre de lâhistoire du BrĂ©sil, lâabolition de lâesclavage, en 1888, prĂ©cipite ce pays dans la modernitĂ©. Un an plus tard soit 67 ans aprĂšs lâindĂ©pendance Ă lâĂ©gard du Portugal, la monarchie est renversĂ©e par une armĂ©e Ă©prise de positivisme et par des Ă©lites ouvertes aux idĂ©es libĂ©rales. Pour la premiĂšre fois, une RĂ©publique est instaurĂ©e. Mais ni ce rĂ©gime, ni les suivants, quâils fussent dĂ©mocratiques ou autoritaires, nâont su ou vo... AlgĂ©rie 1984-1985 Une annĂ©e charniĂšre Il aura fallu prĂšs de sept ans Ă Chadli Bendjedid, réélu Ă la prĂ©sidence le... AlgĂ©rie 1984-1985 Une annĂ©e charniĂšre Il aura fallu prĂšs de sept ans Ă Chadli Bendjedid, réélu Ă la prĂ©sidence le 12 janvier 1984, pour achever de consolider son pouvoir, grĂące Ă un style politique nouveau. A ce titre, l'annĂ©e 1984 et le dĂ©but de 1985 ont marquĂ© une Ă©tape importante. Les intentions de la classe dirigeante algĂ©rienne sont apparues plus clairement, notamment dans les premiers mois de 1985 - 1er janvier 1985 le second Plan quinquennal 1985-1989 est entrĂ© en vigueur. AxĂ© essentiel... Mexique 1987-1988 Une annĂ©e charniĂšre 1987, avant-derniĂšre annĂ©e de fonctions du prĂ©sident de la RĂ©publique Miguel de la Madrid, demeurera... Mexique 1987-1988 Une annĂ©e charniĂšre 1987, avant-derniĂšre annĂ©e de fonctions du prĂ©sident de la RĂ©publique Miguel de la Madrid, demeurera probablement l'annĂ©e oĂč les modĂšles politiques et Ă©conomiques qui rĂ©gissaient le Mexique depuis cinquante ans auront vĂ©cu. Au plan Ă©conomique, les dix premiers mois s'Ă©taient prĂ©sentĂ©s sous les meilleurs auspices. Le gouvernement semblait enfin voir poindre les rĂ©sultats de la politique Ă©conomique mise en oeuvre depuis 1982. Celle-ci s'Ă©tait caractĂ©risĂ©e p... LA COUR DU LION DE LA FONTAINE Il se fĂ»t bien passĂ© 10 de faire cette mine ; Sa grimace dĂ©plut le Monarque irritĂ© L'envoya chez Pluton 11 faire le dĂ©goĂ»tĂ©. Le singe approuva fort cette sĂ©vĂ©ritĂ©, vers 20 Et flatteur excessif, il loua la colĂšre 12 Et la griffe du Prince, et l'antre, et cette odeur Il n'Ă©tait ambre 13, il n'Ă©tait fleur Qui ne fĂ»t ail au prix 14 . Sa sotte flatterie Eut un mauvais succĂšs, et fut encore punie vers 25...
Répondre 3 on une question : Les conquérants Comme un vol de gerfauts hors du charnier natal, Fatigués de porter leurs misÚres hautaines, De Palos de Moguer3, routiers et capitaines
Avoir la facultĂ© de mĂ©moriser des masses considĂ©rables dâinformations et pouvoir y accĂ©der en une fraction de seconde Ă la maniĂšre dâun puissant calculateur nombre dâentre nous aimeraient pouvoir disposer de cet outil physiologique hors du commun ; mais rares sont nos semblables qui en sont dotĂ©s... GĂ©nĂ©ralement appelĂ©e mĂ©moire eidĂ©tique » par les spĂ©cialistes, la mĂ©moire absolue » ne manque pas de surprendre ceux qui sont les tĂ©moins de ses performances. Les capacitĂ©s mĂ©morielles des personnes qui en bĂ©nĂ©ficient sont en effet Ă©tonnantes, voire prodigieuses dans les cas les plus spectaculaires. Mais contrairement Ă une idĂ©e reçue, elle nâest pas lâapanage des seuls autistes surdouĂ©s, des Rain Man inconnus que nous croisons sans les connaĂźtre. Il semble toutefois Ă©tabli que ce soit dans leurs rangs que lâon rencontre la plus grande proportion dâ hypermnĂ©siques ». Nul ne peut aujourdâhui affirmer avec certitude que Mozart, outre le fait quâil Ă©tait sans doute dotĂ© de lâ oreille absolue* » possĂ©dait une mĂ©moire eidĂ©tique**, mais câest pourtant lui qui est spontanĂ©ment pris en exemple lorsquâon Ă©voque cette forme particuliĂšrement performante de la mĂ©moire. Ă lâappui de cette hypothĂšse est frĂ©quemment citĂ©e la restitution fidĂšle quâil fit du Miserere dâAllegri, une Ćuvre complexe dâune douzaine de minutes conservĂ©e dans le secret de la chapelle Sixtine. Ă la stupĂ©faction des tĂ©moins, le jeune Wolfgang â alors ĂągĂ© de 14 ans â aurait entiĂšrement mĂ©morisĂ© la partition en une seule Ă©coute avant de la retranscrire le soir mĂȘme sans la moindre faute. RĂ©alitĂ© ou lĂ©gende ? Peu importe. Mais si la chose est vraie, alors on peut effectivement penser que Mozart possĂ©dait cette fameuse mĂ©moire eidĂ©tique, autrement dit quâil Ă©tait hypermnĂ©sique. Une mĂ©moire qui repose dans de nombreux cas sur lâaptitude Ă fixer en quelques instants une information pourtant complexe, quâil sâagisse dâune Ćuvre entendue, comme pour Mozart, ou dâun document lu. Ă cet Ă©gard, on connaĂźt la fascination de certains autistes, notamment atteints du syndrome dâAsperger***, pour un thĂšme donnĂ©, et leur formidable capacitĂ© Ă restituer sans erreur le contenu dâouvrages spĂ©cialisĂ©s dans ce domaine, quâil sâagisse de traitĂ©s sur la mĂ©canique ondulatoire, de mĂ©moires sur lâentomologie ou, plus prosaĂŻquement, dâindicateurs de bus ou de chemins de fer, alors que ces documents peuvent avoir Ă©tĂ© parcourus Ă une vitesse qui en interdit la lecture classique. Câest pourquoi lâon parle souvent de mĂ©moire photographique. Nul nâillustre mieux cette rĂ©fĂ©rence Ă la photographie que lâartiste britannique Stephen Wiltshire. SurnommĂ© Human camera », cet homme est en effet capable de reproduire trĂšs fidĂšlement le plan dâune ville Hong-Kong, Madrid, Rome, Tokyo, JĂ©rusalem, et quelques autres aprĂšs lâavoir survolĂ©e durant quelques minutes en hĂ©licoptĂšre. DiffĂ©rentes vidĂ©os, telle celle qui a Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©e Ă Rome, montrent sa stupĂ©fiante aptitude Ă restituer le tissu urbain et lâaspect des monuments dans leurs moindres dĂ©tails. Autre personnage aux capacitĂ©s spectaculaires, le Japonais Akira Haraguchi en octobre 2006, il a Ă©numĂ©rĂ©, durant 16 heures dâaffilĂ©e, l00 000 dĂ©cimales du nombre Pi alors que le commun des mortels, confrontĂ© au mĂȘme dĂ©fi, cale au bout de quelques dizaines de dĂ©cimales. Tout aussi Ă©tonnant, lâAmĂ©ricain Kim Peek. Atteint, Ă sa naissance, de microcĂ©phalie et autres anomalies du cerveau, cet homme, dĂ©cĂ©dĂ© en 2009, a servi de modĂšle au personnage de Rain Man. Ă raison de 10 secondes par page, il lui fallait en moyenne une heure pour mĂ©moriser un livre entier. Au terme de sa vie, Kim Peek aurait mĂ©morisĂ© prĂšs de⊠12 000 livres ! Ă comparer avec les difficultĂ©s que nous Ă©prouvions, durant notre enfance, Ă apprendre par cĆur des poĂšmes courts comme Oceano Nox de Victor Hugo Ă combien de marins, combiens de capitaines⊠ou Les ConquĂ©rants de JosĂ© Maria de Heredia Comme un vol de gerfauts hors du charnier natalâŠ. Si les ex-grands champions dâĂ©checs Bobby Fischer et Gary Kasparov sont eux aussi frĂ©quemment citĂ©s lorsquâon parle de mĂ©moire eidĂ©tique, on fait Ă©galement souvent rĂ©fĂ©rence, pour illustrer le sujet, Ă des personnages de fiction dotĂ©s de capacitĂ©s exceptionnelles. Parmi eux, Sherlock Holmes et, plus prĂšs de nous, Jean-Baptiste Grenouille, hĂ©ros du remarquable roman Le Parfum de Patrick SĂŒsskind, ou bien encore Lisbeth Salander, hĂ©roĂŻne atypique de la trilogie Millenium de Sieg Larsson. Il est toutefois des ĂȘtres que lâon Ă©voque nettement moins souvent, sans doute pour ne pas affecter notre ego nos amis les⊠chimpanzĂ©s. Ă tort, car si le gorille est supĂ©rieur Ă lâhomme dans lâĂ©treinte », comme le chantait naguĂšre le regrettĂ© Georges Brassens, le chimpanzĂ© est, quant Ă lui, nettement supĂ©rieur Ă lâhomme dans la mĂ©morisation. Ayumu, un jeune chimpanzĂ©, en a fait brillamment la dĂ©monstration dans un laboratoire japonais du Primate Research Institute de Kyoto, imitĂ© par la plupart de ses congĂ©nĂšres confrontĂ©s Ă la mĂȘme expĂ©rience. Par chance, nos sympathiques quadrumanes ne parlent pas. Si tel Ă©tait le cas, ils ne manqueraient pas, du haut de leur supĂ©rioritĂ©, de se moquer de nos mĂ©diocres capacitĂ©s. Et, qui sait, peut-ĂȘtre iraient-ils jusquâĂ transposer Ă leur profit lâexpression faire le singe ». En langage simiesque, les chimpanzĂ©s parleraient alors de faire lâhomme » ! * Lâ oreille absolue » est la capacitĂ© dâune personne Ă identifier une note ou un accord sans rĂ©fĂ©rence de hauteur prĂ©alable. Les bĂ©bĂ©s sont rĂ©putĂ©s possĂ©der cette oreille absolue, une facultĂ© quâils perdent rapidement en prenant de lâĂąge. Sans doute faut-il voir dans lâaccĂšs trĂšs prĂ©coce Ă lâĂ©ducation musicale la capacitĂ© Ă garder en grandissant cette oreille absolue qui fait dĂ©faut Ă la presque totalitĂ© des adultes. ** Le mot eidĂ©tique » vient de lâallemand eidetisch », lui-mĂȘme tirĂ© du grec eidĂȘtikĂłs », relatif Ă la connaissance. *** Cf. mon article du 17 septembre 2010 intitulĂ© Mary, Max et le syndrome dâAsperger »
Traductionsen contexte de "comme un vol" en français-anglais avec Reverso Context : C'est comme un vol à Omaha.
Comme un vol de gerfauts hors du charnier natal,FatiguĂ©s de porter leurs misĂšres hautaines,De Palos de Moguer, routiers et capitainesPartaient, ivres dâun rĂȘve hĂ©roĂŻque et brutal. ils allaient conquĂ©rir le fabuleux mĂ©talQue Cipango mĂ»rit dans ses mines lointaines,Ey les vents alizĂ©s inclinaient leurs antennesAux bords mystĂ©rieux du monde Occidental1. Chaque soir espĂ©rant des lendemains Ă©piques,Lâazur phosphorescent de la mer des TropiquesEnchantait leur sommeil dâun mirage dorĂ© ; Ou, penchĂ©s Ă lâavant des blanches caravelles,Ils regardaient monter en un ciel ignorĂ©Du fond de lâOcĂ©an des Ă©toiles nouvelles. Les conquerants de heredia LâĂ©pistĂ©mologie de la sĂ©miotique Ă©tant rĂ©solument analytique, il convient dâidentifier le tout que lâanalyse se propose justement de rĂ©soudre. La question sâimpose dâelle-mĂȘme comment apprĂ©hender ce tout transphrastique ? Lâanalyse des textes littĂ©raires pose la question du dĂ©coupage. Ce dernier doit ĂȘtre conduit en fonction des catĂ©gories que la thĂ©orie reconnaĂźt comme pertinentes. Ă cet Ă©gard, lâhypothĂšse tensive reconnaĂźt comme directeurs les modes sĂ©miotiques, les valences et les valeurs. Les modes sĂ©miotiques LâhypothĂšse relative aux modes sĂ©miotiques2 peut contribuer Ă lâidentification du texte comme totalitĂ© organique. Nous aimerions, Ă cĂŽtĂ© du concept de modalitĂ©, qui a fait ses preuves, non pas introduire, mais Ă©tendre la notion de mode, qui a cours en linguistique et en sĂ©miotique en linguistique avec les modes du verbe ; en sĂ©miotique avec la problĂ©matique des modes dâexistence inaugurĂ©e par Saussure et Ă©tendue par Greimas. La dĂ©finition du âmode deâŠâ par le Micro-Robert des Ă©coliers Ă©nonce âforme particuliĂšre sous laquelle se prĂ©sente un fait, sâaccomplit une actionâ. Ă ce jour et sans prĂȘter au chiffre trois une vertu occulte, nous distinguons trois modes, trois styles sĂ©miotiques le mode dâefficience, le mode dâexistence et le mode de jonction. Le mode dâefficience dĂ©signe la maniĂšre dont une grandeur sâinstalle dans le champ de prĂ©sence. Plus simplement, la reconnaissance du mode dâefficience est constituĂ©e par la rĂ©ponse Ă la question la grandeur pĂ©nĂštre-t-elle dans le champ de prĂ©sence du sujet selon le survenir ou bien selon le parvenir ? LâantĂ©position de cette question fait signe Ă lâhypothĂšse selon laquelle toute grandeur ou suite de grandeurs est sous condition de tempo le survenir est le plan de lâexpression de la vitesse, laquelle est dĂ©finie par sa limite, câest-Ă -dire par le fait que le sujet pour telle valeur nâest plus en mesure de suivre ; le parvenir est le plan de lâexpression de la lenteur ; cette lenteur nâest pas quelconque ; elle renvoie aux contre-programmes que lâaction du sujet rencontre et qui sont autant de freins pour lui. Le second mode sĂ©miotique, le mode dâexistence, a pour schizie opĂ©ratoire le couple visĂ©e ou saisie ? La visĂ©e dĂ©signe le rapport du sujet aux grandeurs actualisĂ©es quâil convoite ou quâil rejette. Ce mode transforme lâabsence et la privation en prĂ©sences agissantes. La visĂ©e se prĂ©sente comme le corrĂ©lat subjectal du parvenir. En effet, pour le sujet dĂ©sirant, la lenteur est anticipatrice ; elle permet au sujet de âvoir venirâ et de se tenir prĂȘt ; Ă lâinverse, la vitesse aveugle et exhibe le retard du sujet sur lâĂ©vĂ©nement survenu. Le corrĂ©lat subjectal de la vitesse subie est la saisie, et aprĂšs catalyse le saisissement. Le mode dâexistence est dans la dĂ©pendance du mode dâefficience la vitesse est au principe de la saisie, de lâĂ©tonnement, tandis que la lenteur est au principe de la visĂ©e et de lâattente quâelle inaugure. Le troisiĂšme mode, la jonction, concerne le rapport de la grandeur au champ de prĂ©sence dans lequel elle pĂ©nĂštre. Lâinterrogation pertinente convoque le couple implication ou concession ? La grandeur advenant est-elle en concordance avec les grandeurs dĂ©jĂ Ă©tablies ? Si tel est le cas, nous dirons que la relation est implicative et conforme au droit ; si tel nâest pas le cas, nous dirons que la relation est concessive, câest-Ă -dire Ă©tayĂ©e par un bien que lequel pose la prĂ©sence de la grandeur au sein du champ de prĂ©sence comme une prĂ©sence de fait et non de droit. RapportĂ© au mode dâefficience, le sonnet de HĂ©rĂ©dia prĂ©sente deux caractĂ©ristiques le premier quatrain prĂ©sente des figures du survenir, mais le sonnet Ă©tant sous le signe du ralentissement, les âconquĂ©rantsâ se transforment sous nos yeux en contemplants conquĂ©rants â accĂ©lĂ©ration contemplants â ralentissement Le couple [conquĂ©rant vs contemplant] constitue lâespace sĂ©miotique Ă un double point de vue du point de vue paradigmatique, HĂ©rĂ©dia dĂ©passe lâopposition doxale courante de ces deux rĂŽles thĂ©matiques en posant une complexitĂ© concessive [conquĂ©rant vs contemplant â conquĂ©rant + contemplant]. Selon le point de vue que lâon adopte, le sonnet se prĂ©sente comme un changement ou un dĂ©placement de paradigme. Ce point accordĂ©, les contemplants sâinscrivent comme une figure du parvenir. Du point de vue syntaxique, les contemplants sont une figure du devenir. Les valeurs Les modes sĂ©miotiques partagent le gouvernement du sens avec la problĂ©matique des valeurs. Le terme de valeur Ă©tant fortement polyÂsĂ©mique, nous devons prĂ©ciser notre acception personnelle. Pour lâessentiel, la sĂ©miotique retient deux acceptions quasiment Ă©trangĂšres lâune Ă lâautre i la valeur saussurienne porteuse de la prĂ©cieuse diffĂ©rence constitutive de la signification ; ii selon le modĂšle dĂ©rivĂ© de la narrativitĂ© proppienne, la valeur dĂ©signe la propriĂ©tĂ© des grandeurs qui font lâobjet de la quĂȘte et qui motivent lâengagement du hĂ©ros dans lâaction. Pour sa part, la sĂ©miotique tensive a Ă©bauchĂ© un paradigme proprement sĂ©miotique Ă partir des dimensions au principe de lâespace tensif lâintensitĂ© et lâextensitĂ©. Si lâintensitĂ© a pour dualitĂ© constitutive le couple [fort vs faible], lâextensitĂ© a pour dualitĂ© constitutive le couple [concentrĂ© vs diffus]. Dans la perspective hjelmslevienne, la signification se prĂ©sente comme une intersection3» de dimensions. Ă cet Ă©gard, deux interÂsections» se dĂ©tachent [fort/concentrĂ©] et [faible/diffus]. LâhypothĂšse tensive recueille la composition fort/concentrĂ©] comme la dĂ©finition-analyse de la valeur dâabsolu et la composition [faible/diffus] comme la dĂ©finition-analyse de la valeur dâunivers. Exclusives, les valeurs dâabsolu visent lâunicitĂ©, la âspĂ©cialitĂ©â ; du point de vue discursif, elles sont rĂ©alisĂ©es par des opĂ©rations de tri, de sĂ©lection qui sont du ressort de la syntaxe extensive. Ă lâinverse, les valeurs dâunivers supposent des opĂ©rations de mĂ©lange ayant pour finalitĂ© lâuniversel valeur dâabsolu â unicitĂ© valeur dâunivers â universalitĂ© Le poĂšme procĂšde Ă plusieurs opĂ©rations de tri. La premiĂšre relĂšve du lexique, du dictionnaire image du âconquĂ©rantâ, le âgerfautâ est lâabouÂtissant de trois opĂ©rations de tri dâabord dĂ©gagement de la classe des oiseaux Ă partir des animĂ©s, dĂ©gagement de la classe des rapaces Ă partir des oiseaux, dĂ©gagement du gerfaut Ă partir de la classe des rapaces. La comparaison dans le vers inaugural Ă©tablit la dynamique du texte qui a pour plan de lâexpression la disjonction entre le lieu virtualisĂ©, le lieu quittĂ©, et le lieu actualisĂ©, le lieu dâarrivĂ©e. Pour le comparant lieu virtualisĂ© â le charnier lieu actualisĂ© â le vol â lâouvert La comparaison qui lance le poĂšme introduit une Ă©quivalence entre les âgerfautsâ et les âconquĂ©rantsâ que lâon peut entendre ainsi le âgerfautâ est un syncrĂ©tisme qui est rĂ©solu en ces termes les âconquĂ©rantsâ âivres dâun rĂȘve hĂ©roĂŻque et brutalâ sont une figure ambivalente positive dans la mesure oĂč leur ârĂȘveâ est hĂ©roĂŻqueâ, nĂ©gative parce que ce rĂȘve est âbrutalâ. Le âgerfautâ est admirĂ© comme rapace et blĂąmĂ© comme prĂ©dateur. Le parallĂ©lisme sâĂ©tablit ainsi Gerfaut â puissance de lâenvol â prĂ©dateur cruel â conquĂ©rant â hĂ©roĂŻsme brutalitĂ© La configuration du âdĂ©partâ ici particuliĂšrement tonique est le signifiant du dĂ©laissement des valeurs dâunivers et de lâadoption des valeurs dâabsolu. Les âconquĂ©rantsâ renoncent Ă la gesticulation âfatiguĂ©s de porter leurs misĂšres hautainesâ et deviennent des sujets de quĂȘte qui pourraient souscrire aux derniers vers du poĂšme Le voyage de Baudelaire Nous voulons, tant ce feu nous brĂ»le le cerveau,Plonger au fond du gouffre, Enfer ou Ciel, quâimporte ?Au fond de lâInconnu pour trouver du nouveau ! En vertu de la place quâil occupe dans le poĂšme, le jaillissement du âgerfautâ confiĂ© Ă la prĂ©position âhors deâ ouvre lâextĂ©rioritĂ© ; le procĂšs retenu, Ă savoir le puissant verbe âpartirâ, donne Ă lâinchoativitĂ© sa plus grande vigueur, puisque âpartirâ câest, selon le dictionnaire, âse mettre en mouvement pour quitter un lieuâ, ou encore âpasser de lâimmobilitĂ© Ă un mouvement rapideâ. Les âgerfautsâ et les âconquĂ©rantsâ partagent donc le mĂȘme tempo, le mĂȘme Ă©lan. Il y a une concordance tonique indĂ©niable entre la violence de lâarrachement et le tempo de lâessor. Lâespace du non ici se partage ainsi lieu virtualisĂ© â Palos de Moguer lieu actualisĂ© â Cipango â le lointain Une concessivitĂ© discrĂšte sous-tend lâĂ©noncĂ© bien que proche, lâespace de la partance, Palos de Moguer», est quittĂ©, dans lâexacte mesure oĂč lâespace de la destination, Cipango», bien que lointain est visĂ©. Le lointain est rapprochĂ©, tandis que le proche est Ă©loignĂ©. Nous produirons deux autres occurrences du âdĂ©partâ. La premiĂšre est empruntĂ©e au recueil des Illuminations de Rimbaud DĂPARTAssez vu. La vision sâest rencontrĂ©e Ă tous les eu. Rumeurs des villes, le soir, et au soleil, et connu. Les arrĂȘts de la vie. â O Rumeurs et Visions !DĂ©part dans lâaffection et le bruit neufs ! Notre seconde expression du dĂ©part est empruntĂ©e Ă la belle analyse par Claudel du tableau de Rembrandt La Ronde de Nuit On part ! EquipĂ© de toutes sortes dâarmes, coiffĂ© comme au hasard de toutes sortes de chapeaux, tout le personnel hĂ©tĂ©roclite de notre imagination sâest mis en marche Ă la conquĂȘte de ce qui nâexiste pas encore, et dans le coin Ă gauche ce nain comique qui sâest chargĂ© de la corne et de la pointe de toute lâentreprise est celui qui court le plus vite4.» Les valences LâhypothĂšse tensive distingue dâune part les valences intensives, dâautre part les valences extensives. Les valences intensives comprennent dans lâĂ©tat actuel de la question le tempo et la tonicitĂ©, les valences extensives comprennent la temporalitĂ© et la spatialitĂ©. Formuler une signification revient Ă qualifier un procĂšs ou un Ă©tat sous les quatre sous-dimensions indiquĂ©es. Le tempo Sous le rapport de la vitesse la direction globale du sonnet est relativement aisĂ©e Ă dĂ©clarer puisque le sonnet est de part en part sous le signe de la dĂ©cĂ©lĂ©ration et, selon la convention que nous avons posĂ©e ailleurs, le texte va de lâattĂ©nuation de la vitesse Ă son amenuisement ; dans les limites du sonnet, la matrice complĂšte se prĂ©sente ainsi surcontraire tonique â sous-contraire tonique â sous-contraire atone â surcontraire atone â partaient allaient inclinaient regardaient prĂ©cipitation vitesse lenteur immobilitĂ© attĂ©nuation amenuisement Les âconquĂ©rantsâ sont Ă leur corps dĂ©fendant solidaires de la sĂ©quence de lâattĂ©nuation dans lâexacte mesure oĂč les contemplants sont accordĂ©s Ă la dynamique de lâamenuisement. La tonicitĂ© Le traitement de la sous-dimension de la tonicitĂ© concerne ici lâimaginaire, câest-Ă -dire la relation du sujet dĂ©sirant Ă lâobjet dĂ©sirĂ©. Pour les âconquĂ©rantsâ, lâobjet dĂ©sirĂ© est modalisĂ© comme âfabuleuxâ, assertion qui est motivĂ©e par le sixiĂšme vers Que Cipango mĂ»rit dans ses mines lointaines, Lâor se prĂ©sente comme porteur dâune charge mythique certaine. Si le faire des âconquĂ©rantsâ procĂšde dâun investissement mythique, le faire des contemplants a lieu, lui, dans une sphĂšre onirique. Les rĂ©gimes subjectaux des âconquĂ©rantsâ et des contemplants sont en opposition lâun avec lâautre. LâĂ©tat des âconquĂ©rantsâ est signifiĂ© par la locution âivre deâ, que le Petit Robert glose ainsi âQui est transportĂ© hors de soi sous lâeffet de quelque Ă©motion violente.â Cette tonalisation entre en contraste avec lâatonisation euphorique affectant les contemplants. La divergence entre les âconquĂ©rantsâ et les contemplants est stratifiĂ©e actants â conquĂ©rants â contemplants â objet â âfabuleux mĂ©talâ âmirage dorĂ©â procĂšs â affrontement enchantement disposition du sujet â mobilisation abandon isotopie â mythologie onirisme Toutefois, il convient de souligner que les âconquĂ©rantsâ comme les contemplants visent le degrĂ© supĂ©rieur de la valence le âmĂ©talâ est jugĂ© âfabuleuxâ en rĂ©sonance avec la visĂ©e de lââenchantementâ, puisque âenchanterâ, câest âremplir dâun vif plaisir, satisfaire au plus haut point.â Le schĂ©ma de la tonicitĂ© propre Ă ce sonnet sâĂ©tablit ainsi les âconquĂ©rantsâ â les contemplants â tonalisation atonisation plus de plus plus de moins La substitution des contemplants aux âconquĂ©rantsâ permet de rĂ©soudre, dâamortir, de rĂ©sorber la tonicitĂ© que les âconquĂ©rantsâ-gerfauts ont projetĂ©e dans le champ de prĂ©sence. La temporalitĂ© La temporalitĂ© ne pose pas de problĂšme particulier, puisque la rection de lâextensitĂ© par lâintensitĂ© sâĂ©tend Ă la rection de la temporalitĂ© par le tempo. Selon cette mĂȘme rection, lâaccĂ©lĂ©ration abrĂšge la durĂ©e, tandis que le ralentissement allonge cette mĂȘme durĂ©e. Que se passe-t-il lorsque le tempo est nul ? Si les contemplants regardent monter les Ă©toiles», que voient-ils ? Lâascension des Ă©toiles Ă©chappant Ă la perception, ils âvoient le tempsâ, le progrĂšs mĂȘme de la durĂ©e, de ce je ne sais quoi qui fait que le /bref/ finit par se retirer devant le /long/, hypothĂšse en concordance avec le point de vue qui veut que les grandeurs sĂ©miotiques soient dâabord des mesures. Un fragment des Cahiers de ValĂ©ry pointe ce mystĂšre Calme â PrĂȘtre de KronosĂ Temps âQuoique rien ne se passe de sensibleQuelque chose â on ne sait immobile que lâon est au seindâun lieu immobile aux yeux et aux sensagit-il par lĂ ?5» La spatialitĂ© Compte tenu de la structure cloisonnĂ©e de lâespace propre Ă ce sonnet, la sĂ©miotique de lâespace comprend deux jeux de catĂ©gories simples i des dĂ©placements qui sont selon le cas des rapprochements ou des Ă©loignements ; ii des dĂ©placements qui sont selon le cas des entrĂ©es ou des sorties. Ă partir de ce jeu de rĂ©duit de possibilitĂ©s, il est possible de dĂ©crire raisonnablement le parcours des sujets et des objets dans le sonnet. Les âconquĂ©rantsâ sâĂ©loignent de lâEspagne et se rapprochent de lâespace tropical ; les contemplants, tout en demeurant dans lâespace tropical, modifient lâorientation de cet espace la verticalitĂ© lâemporte sur lâhorizontalitĂ© ; lâespace perçu prĂ©vaut sur lâespace onirique. Pour ce qui regarde les objets, lâor est destinĂ© Ă sortir du monde souterrain ; les âĂ©toilesâ sortent du fond de lâocĂ©an et sâĂ©tablissent en un ciel ignorĂ©.» Du point de vue spatial, le texte opĂšre la conjonction de lâinformateur, les Ă©toiles», et de lâobservateur les contemplants. Quant Ă lâobjet, lâor dĂ©fini comme concentrĂ©, difficilement accessible et liĂ© Ă la prĂ©dation, fait place aux Ă©toiles» qui sont rĂ©pandues, accessibles et solidaires de lâapaisement. Dans ces conditions, lâĂ©vĂ©nement propre Ă ce texte peut ĂȘtre reconnu il apparaĂźt que lâor, valeur dâabsolu, se retire devant les imprĂ©vues Ă©toiles nouvelles» porteuses, elles, dâune valeur dâunivers. De lâaccord au dĂ©saccord Une tension peut ĂȘtre formulĂ©e comme systĂšme ou comme procĂšs. Si la recherche des valences intensives et extensives concerne le systĂšme, quâen est-il du procĂšs ? Le procĂšs ayant pour visĂ©e spĂ©cifique le devenir des valences, cette orientation signifie que notre sonnet pointe la transforÂmation des âconquĂ©rantsâ en contemplants. Dans la perspective greimasÂsienne, câest le carrĂ© sĂ©miotique qui est chargĂ© de traiter cette transformation. Du point de vue tensif, cette transformation a pour assiette les sub-valences intensives et extensives retenues, mais ce nâest pas la nĂ©gation qui dirige la transformation câest la transformation qui dirige la nĂ©gation. Ainsi, si nous envisageons la sub-valence â dĂ©cisive â de tempo selon la perspective greimassienne, la nĂ©gation de la vitesse aboutit Ă la lenteur, mais que recouvre exactement ici la nĂ©gation ? Selon lâhypothĂšse tensive, le devenir procĂšde Ă un ralentissement qui se prĂ©sente comme une attĂ©nuation, puis comme un amenuisement. La nĂ©gation devient la marque aspectuelle dâune progressivitĂ©, nĂ©gative pour la vitesse, positive pour la lenteur. Les âconquĂ©rantsâ deviennent des contemplants si et seulement si la vitesse est freinĂ©e, la tonicitĂ©, consommĂ©e, la temporalitĂ©, allongĂ©e, et la spatialitĂ©, ouverte. Le procĂšs traverse le systĂšme des sub-valences reconnues conquĂ©rants â ralentissement â contemplants atonisation allongement ouverture La transformation inverse des contemplants en âconquĂ©rantsâ peut ĂȘtre envisagĂ©e comme possibilitĂ© conquĂ©rants â accĂ©lĂ©ration â contemplants tonalisation abrĂšgement fermeture Les notions dâaccord, par exemple lâaccord du sujet et du verbe en français, et de concordance, par exemple la concordance des temps verbaux, appartiennent Ă la grammaire courante des discours. Lâaccord rend possible le dĂ©saccord, lâantagonisation. Un exemple empruntĂ© Ă la pratique sportive Ă©claire cette dĂ©pendance. Un âbonâ match de tennis pour lâobservateur demande que les talents des deux adversaires soient voisins ; si lâinĂ©galitĂ© est trĂšs forte, la partie est frappĂ©e de nullitĂ© ; virtualisĂ©e, la victoire âcompte pour du beurreâ ; les matchs de qualification sont chargĂ©s de trier les deux meilleurs joueurs du moment et dâĂ©viter une inĂ©galitĂ© fĂącheuse pour lâintĂ©rĂȘt du jeu. Le motif bien connu de lâidentitĂ© et de la complĂ©mentaritĂ© des contraires se rappelle Ă nous, mais il nous semble plus juste dâadmettre que les termes dâune alternance sont co-dĂ©finis, reconnus co-valents, câest-Ă -dire que leur contenu est tributaire des places remarquables quâils occupent dans lâespace tensif. Le conflit Ă lui seul ne rend pas compte des paradoxes du devenir les ressemblants se haĂŻssent et sâaffrontent, tandis que les dissemblants sâapprĂ©cient et sâentendent. Soit Pour finir Il semble raisonnable de penser quâune structure bien faite compose lâaccord et le dĂ©saccord. Nous prendrons comme exemple la rĂ©flexion sur la rime telle quâelle a Ă©tĂ© conduite en France dans la seconde moitiĂ© du 19Ăšme siĂšcle. En effet, les poĂštes français ont accordĂ© Ă la rime une prĂ©cellence manifeste. Au titre de lâaccord, les rimes devaient ĂȘtre riches, mais au titre du dĂ©saccord le poĂšte devait Ă©viter de faire rimer des lexĂšmes appartenant Ă la mĂȘme famille grammaticale, comme par exemple deux participes prĂ©sents en âant6. Mais il y a plus les bonnes rimes devaient si possible ajuster des lexĂšmes antithĂ©tiques Votre rime sera riche et belle et elle sera variĂ©e impeccablement riche et variĂ©e ! C'est-Ă -dire que vous ferez rimer ensemble, autant qu'il se pourra, des mots trĂšs-semblables entre eux comme sons, et trĂšs-diffĂ©rents entre eux comme sens7. » mĂ©diocritĂ© â excellence â expression â suffisance richesse contenu â proximitĂ© distance La reconnaissance de la rime comme modĂšle universel de la dĂ©marche esthĂ©tique a Ă©tĂ© proposĂ©e par Hopkins Dans son essai sur la SantĂ© et la DĂ©gradation dans l'Art, il [Hopkins] avait Ă©tabli que toute comparaison implique les principes de dualisme, pluralitĂ©, rĂ©pĂ©tition, parallĂ©lisme. Ă prĂ©sent, dans un essai sur l'Origine du Beau, il dĂ©montre que toutes les formes de beautĂ© dans la nature et dans l'art sont des versions diffĂ©rentes de la relation qui permet Ă des objets diffĂ©rents mais similaires de coexister. âOn peut, dit-il, dĂ©finir cette relation sous sa forme la plus gĂ©nĂ©rale en disant ... la ressemblance implique la dissemblance et inversement. En consĂ©quence et mĂ©taphysiquement on peut appeler rime toute forme de Pour finir DĂšs lors quâune grandeur est reconnue comme une catĂ©gorie pertinente se pose la question de son intĂ©gration dans le corpus thĂ©orique retenu. Selon les termes de lâhypothĂšse tensive, la dimension paradigmatique a pour fonctifs la tension entre lâimplication et la concession, tandis que la dimension syntagmatique a pour fonctifs la tension entre programme et contre-programme. LâintĂ©gration de ces tensions prend la forme suivante la concession advient lorsque le contre-programme prĂ©vaut sur le programme ; la concession tĂ©moigne de lâexistence dâun dĂ©saccord quâelle surmonte, tandis que lâimplication advient lorsque le programme lâemporte sur le contre-programme en vertu dâun accord sous-jacent. Soit Le tableau correspondant se prĂ©sente ainsi syncrĂ©tisme â rĂ©solution â accord â implication programme >contre-programme dĂ©saccord â concession contre-programme > programme La portĂ©e de lâaccord et du dĂ©saccord sâexplique, nous semble-t-il, par leur rĂ©fĂ©rence Ă la dualitĂ© constitutive du mode de jonction, Ă savoir que lâimplication prĂ©visible et prĂ©dictive renvoie Ă la domination du programme sur le contre-programme, tandis que la concession Ă©vĂ©neÂmentielle et non prĂ©dictive renvoie, elle, Ă la domination du contre-programme sur le programme. Octobre 2012
Laconfiance est souvent une des forces de la paresse. [Fernand VandĂ©rem] La confiance, d'accord, mais c'est quand mĂȘme ce qui fait les cocus. [Jovette-Alice Bernier] Faire confiance c'est se destiner Ă ĂȘtre trompĂ©e. [France ThĂ©oret] Les gens qui nous donnent leur pleine confiance croient par lĂ avoir un droit sur la nĂŽtre. C'est une
Du scribe, jâai lâĂ©chine docile et lâĆil stupide, mon tempĂ©rament mâinvite Ă confondre la suie dĂ©posĂ©e sur la vitre avec lâespĂšce de nuit qui sâagite au-dehors. Toute proie a son ombre, dit-on â autant mĂȘler lâune et lâautre. » Donc, croyez-moi, ne me croyez pas, peu importe, puisque toute vie racontĂ©e nâest quâun violent processus de dĂ©figuration. » Larves et imagos, oiseaux marins estropiĂ©s, Ă©ponges et coraux, fleurs jaillies du fumier⊠Hors du charnier natal est portĂ© par une langue scaphandre et lance-flammes » toujours puissante, imagĂ©e, incisive, qui perce et fouit les chairs et les phrases ; une Ă©criture corporelle, qui donne corps, qui est un corps, un grand corps plein de tripes, dâarticulations, de tendons, de nerfs avec lequel en dĂ©coud » un Claro pyromane, provocateur, irrĂ©vĂ©rencieux, gouailleur. â On voit le sang gicler, on entend claquer les tendons du cou, crisser les os de la colonne, mais sans jamais voir le sourire du monarque ». Du rĂ©cit biographique de la vie de NikolaĂŻ Mikloukho-MaklaĂŻ anthropologue et biologiste russe de la fin du XIXe ayant vĂ©cu en Nouvelle-GuinĂ©e auprĂšs de populations papoues, le livre bascule vers lâautofiction et la mise en scĂšne de lâĂ©crivain qui sâinterroge sur lui-mĂȘme, lâĂ©criture et son sujet, par le biais dâallers et retours entre la troisiĂšme et la premiĂšre personne â qui parfois se confondent. Voici donc un narrateur qui commente sans cesse le rĂ©cit, fait remarquer lâabsence de paragraphes ornementaux ou digressifs, avoue ignorer certains Ă©pisodes et se dispense de faire quelques recherches, quelques efforts, qui produiraient du ciselĂ© main, certes, mais un peu loin des couilles » La chose mâa certes effleurĂ©, mais jâai craint quâelle ne sente trop le procĂ©dĂ©. Quâon en voie les ficelles. Les sutures. » Un narrateur qui dĂ©cortique images et formules comme des crevettes, dĂ©barrasse lâĂ©criture de sa gangue â quâil rĂ©vĂšle et ausculte â et nâa de cesse de boxer son sujet, ce fier Ă©crin » que lâĂ©crivain offre Ă sa fainĂ©antise ou son impuissance ». Cette bataille entre le sujet et le livre rend visible lâobjet de langage quâest ce dernier et laisse au lecteur la place de sây installer, dâimaginer et de critiquer. De faire son boulot de lecteur, somme toute. Ce qui est loin dâĂȘtre anodin, innocent ou commun. Ici, pas de romancier qui nous guide de sa badine le long de sentiers battus. Nous sommes autant confrontĂ©s Ă notre intĂ©rĂȘt grandissant pour un anthropologue russe misanthrope quâĂ lâĂ©criture qui se crĂ©e et Ă un narrateur qui refuse de nous prendre pour des cons ou par la main et sâinterroge sur ce quâil a lui-mĂȘme Ă faire de NikolaĂŻ Machinchose ». Claro laisse transparaĂźtre le grand lecteur quâil est, nourrit et forgĂ© par des auteurs dont le lecteur attentif retrouve la trace dans le livre, des poĂštes dĂ©vorĂ©s aux auteurs traduits Baudelaire, Rimbaud, Proust, Eleni Sikelani, William T. VollmannâŠ, dont les mots digĂ©rĂ©s sont devenus Ă©lĂ©ments de langage, strates de souvenirs » intĂ©grĂ©es au flux. Dans ce Charnier natal, oĂč les trappes ouvertes par lâĂ©criture sont oubliettes et passages, les images, les associations dâidĂ©es incongrues et dĂ©routantes, sourdent en une puissance taurine et dĂ©licate, dans ce double mouvement qui excave et Ă©lĂšve, fidĂšle aux obsessions de lâĂ©crivain immobile et en feu. Lâapparition inattendue, par le truchement dâune correspondance, dâun superbe je » fĂ©minin libĂšre une voix insolente et caustique qui se secoue comme lâĂ©crivain pour se dĂ©barrasser de sa mue, de ses oripeaux, et offre des morceaux parmi les plus jubilatoires du livre. Car si Claro expĂ©rimente, Ă©branle et impressionne, il rĂ©jouit aussi par sa capacitĂ© Ă retourner les stĂ©rĂ©otypes contre eux-mĂȘmes, Ă se jouer de la langue et de ses structures, Ă capter du coin de lâĆil les mouvements pĂ©riphĂ©riques et les vols des gerfauts, Ă saisir et montrer ce quâil y a de purement jouissif dans lâĂ©criture. Un plaisir contagieux. Hors du charnier natal, Claro. Ăditions inculte/derniĂšre marge, 2017. 144 pages. Lou Le site des Ă©ditions inculte/derniĂšre marge â Le Clavier Cannibale de Claro Lire aussi lâentretien dâUn Dernier Livre avant la fin du monde avec Claro.
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